Quand faut-il évaluer une entreprise ?

De nombreuses opérations effectuées par les sociétés, nécessitent l'évaluation des parts sociales. Cette évaluation sert notamment de base à la fixation :

• d'une valeur de vente ou d'achat comme la vente par un associé de ses parts sociales, l'offre publique d'achat (OPA) lancée par une société sur les actions d'une autre société, ou bien l'offre de rachat par une société de ses propres actions en vue de les annuler, ...

• d'une valeur d'échange comme dans le cadre d'une fusion de sociétés : échange des parts sociales de la société absorbée, contre des parts de la société absorbante ou bien d'offre publique d'échange (OPE), ...

• d'une valeur d'émission telle l'émission d'actions à souscrire en numéraire, le paiement de dividendes en actions ...



Quelles méthodes d'évaluations choisir ?


Il existe de nombreuses méthodes d'évaluation. Appliquées à la même entreprise, elles donnent des valeurs impossible à comparer. En fait, deux choses principalement ont de la valeur dans une entreprise :

- en premier lieu ses actifs, en déduisant le passif envers les tiers pour obtenir un actif net, c'est la valeur patrimoniale ou valeur mathématique ;

- en second lieu, la capacité de l'entreprise à générer un cash flow (ou un flux net de recettes) et une rentabilité , aussi bien pour financer sa pérennité et son expansion, que pour rémunérer ses apporteurs de capitaux ; c'est la valeur de rendement.


Toutefois, il reste très difficile de ne retenir que l'une des deux valeurs et d'ignorer l'autre. Généralement, elles sont combinées (évaluation du Goodwill ), mais la combinaison rencontre deux difficultés :

- La première, est qu'elle est subjective. Pourquoi affecter la valeur patrimoniale de tel coefficient et la valeur de rendement de tel autre coefficient ? Rien n'est plus difficile à justifier.

- La seconde, est que l'appréciation de la valeur patrimoniale et de la valeur de rendement varie selon les parties.


La tendance aujourd'hui


Si, dans un passé encore récent, on attachait une grande importance à la valeur patrimoniale (l'entreprise était alors plus identifiée par ses actifs que par son activité) on tend, aujourd'hui, à faire de plus en plus prévaloir la dynamique de l'entreprise, sur sa réalité patrimoniale et à privilégier la valeur de rendement au détriment, de la valeur mathématique.

Les évaluations sont donc relatives et n'ont souvent qu'une relation très lointaine avec le prix.


En fait, le prix tient essentiellement à la force de négociation et à l'habileté des négociateurs, à la concurrence qui existe entre les vendeurs et les acheteurs, aux possibilités de substitution de solutions et de partenaires, au besoin plus ou moins impérieux de réaliser l'opération pour chacune des parties, etc.

Mais, quel que soit l'intérêt pour l'acheteur d'acheter une entreprise, quel que soit le besoin qu'il peut en avoir, quel que soit le prix qu'il est prêt à y mettre, il est préférable qu'il négocie de telle manière, qu'il ne dépasse pas le prix que mettrait un partenaire financier dans l'affaire. C'est à dire le prix qui autorise un rendement financier satisfaisant des actions. Il limite ainsi son risque ; en cas d'erreur, il pourra réaliser son investissement, sans subir une trop forte perte.


C'est important aussi pour le financement de l'investissement, surtout s'il doit être fait un portage des actions par un organisme financier, qui est plus sensible au rapport prix de l'action/bénéfice pour les évaluer, qu'à l'intérêt (et donc au prix) porté par le repreneur au contrôle de l'entreprise.


En somme

Les méthodes d'évaluation sont nombreuses. On peut les classer en quatre catégories :

- celles basées sur l'actif net (approche patrimoniale) et le goodwill (mixte),

- celles basées sur le rendement,

- celles basées sur le cash flow.

- celles basées sur les transactions comparables.


Faites-votre choix et n'oubliez pas de les combiner pour une évaluation plus fidèle !

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